Rencontre avec SebSSol - GamesPlaystation

Rencontre avec SebSSol

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose de découvrir une nouvelle personnalité du Youtube Game, en l’occurrence SebSSol.

Merci SebSSol d’avoir accepté de répondre à mes questions.

Pour la suite GamesPlaystation sera noté GP, SebSSol sera S. Bonne découverte.

GP : Bonjour SebSSol, merci beaucoup de prendre du temps pour répondre à mes questions. C’est un honneur pour moi d’avoir la possibilité d’échanger avec toi. Pour commencer, est ce que tu présenter aux personnes qui ne te connaissent pas encore.

S : Merci de me recevoir. Pour me présenter rapidement, je suis Sébastien Soltan alias SebSSol. J’ai 41 ans, je suis aux jeux vidéo depuis l’âge de 5 ans, soit 36 ans d’expérience :). J’ai commencé sur Atari 2600 puis la NES, la MegaDrive, la Master System. J’ai su garder en tête cet amour pour le jeu vidéo au fil des années. Le jeu vidéo est un média que j’aime vraiment profondément, c’est à dire que d’être passionné c’est une chose mais aimer l’industrie, la suivre, cela va au-delà de la sphère d’aimer le jeu vidéo ou les expériences vidéo ludiques. J’aime ce média pour ces qualités, ces défauts. Je m’intéresse aux “inside”, au développement du jeu vidéo, à celles et ceux qui parlent et font des jeux vidéo. Grâce à Internet de manière générale, j’ai pu faire des rencontres exceptionnelles. Autant je ne crois pas au destin comme on peut le définir classiquement, autant je crois énormément aux opportunités des rencontres. J’ai fait des rencontres qui resteront dans mon coeur, en l’occurence Carole Quintaine et Julien Chièze, qui m’ont donné ce goût du partage et m’ont motivé à partager et à créer ma chaîne Youtube qui s’appelait “La récré du JV” qui deviendra un peu plus tard, en 2019, ma propre chaîne. J’ai tourné ma chaîne, entièrement en live, en 3 axes principaux :

  • Le débat, la libre antenne, le partage avec des personnes qui font le jeu vidéo. J’ai notamment reçu un certain nombre d’acteur du jeu vidéo, dont dernièrement Hervé Gengler, qui est le Senior Game Designer de Playground Games et développe Fable sur Xbox Series X et PC.
  • Le respect. Être présent pour couvrir les jeux, en avant première ou non. Je suis soutenu par un grand nombre d’éditeur qui me permette d’avoir des avants premières.
  • Les tests. Je ne suis pas comme un grand média. Je suis seul et je reste amateur. Ce n’est pas mon métier ni mon activité principale. Cela reste un hobby.

Youtube est devenu une sorte de métier secondaire. Non pas que j’en tire énormément de revenu, c’est un fantasme, même si je salue évidemment les donateurs de la chaîne et les membres “cachotiers” qui sont les membres de la chaîne. Chaque live, chaque test, chaque débat sur la chaîne me prend du temps et c’est en ça que je considère que c’est un second métier. Je prends le temps et le soin de bien préparer chaque émission. Je donne le meilleur de moi même. J’aime avoir ce rôle de débateur. J’en tire une certaine reconnaissance de la part de la partie vidéo-ludique française. Je me suis fait un micro-nom voire un nano-nom, essentiellement autour du débat, qui reste la pièce maîtresse de la chaîne. Voilà, qui je suis succinctement, je suis un grand bavard ^^.

GP : Wouah, quelle description. J’aime apprendre à connaître chaque personne. Aucun souci sur la longueur des réponses. Tu as un parcours très motivant pour les gens. J’aime ce côté de ta chaîne, en mode débat et respect entre les personnes. C’est bien d’avoir ça encore. Malheureusement, cela se perd un peu à cause des réseaux sociaux. Du coup, cette passion du jeu vidéo, elle vient d’où ? Tu as vu une pub à la TV à l’époque ? On t’a offert cette première console ?

S : Même pas. Vers 5-6 ans, j’ai mon grand frère, qui a plusieurs années de plus que moi qui s’est fait offrir par mes parents l’Atari 2600. Il jouait avec moi et petit à petit j’y ai pris goût. La réelle révélation que j’ai eu, c’est ma première console en tant que tel, c’est la Master System. Je garderai cet attachement très fort pour Sega. D’ailleurs, c’est assez triste leur destiné côté “hardware”. Je suis content qu’il soit resté dans l’édition de jeu vidéo. J’ai cette histoire et découverte via cette machine là. J’ai ensuite fait cohabiter ma NES et ma mega drive. C’est des souvenirs qui restent gravés. J’ai très rarement mis en pause ma passion du jeu vidéo, malgré ma vie personnelle épanouie. J’ai commencé tout petit, puis ado, puis adulte à jouer à de nombreux jeux sans me soucier des marques. Plus tard vers 25-26 ans, j’ai commencé à m’y intéressé de plus près, par les magazines. Puis il y a eu l’avènement de DailyMotion et Youtube. J’aime comprendre les mots que je lis dans les magazines, comprendre le game design, le level design. J’ai appris à décortiquer sans vouloir en faire un métier. J’ai pris du temps sur moi. Lorsque tu as connu les pubs à la télé, l’essor des marques et des constructeurs, comme Nintendo vs Sega. Ça forge. Quand tu t’intéresses à prendre le temps de comprendre, tu te renforces. Je suis sûr que de nombreux passionnés ne savent pas ce qu’est le game design. Je me suis donné les moyens de comprendre ce média. Cela me colle à la peau depuis que je suis créateur de contenus. Je ne suis pas qu’un gamer. Cela serait limite une “insulte” qu’on me dise “Seb ce n’est qu’un gamer”. Non pas du tout, je vais au delà. J’aime les “insides”, le making-off du jeu vidéo.

GP : C’est vrai que tout le monde peut être gamer mais tout le monde ne peut pas forcément faire ce que tu fais.

S : Comme ce que j’ai voulu faire en fait. J’ai voulu m’intéresser. J’invite toutes les personnes qui aiment, à s’intéresser aux nouvelles technologies qui ont évolué. Quand tu vois ça commençait à quelques pixels, puis la gameBoy, la 3D, la réalité virtuelle maintenant voire augmentée demain. Il y a plein de choses qui ont bouleversé cette industrie. Il y a plein d’acteurs et de marques qui ont fait grandir ce média qui est le jeu vidéo, qui pèse plusieurs centaines de milliards de dollars annuel. C’est une forte industrie. Comme il y a de l’argent, il y a un intérêt. Comme il y a un intérêt, il y a des regards. On l’a vu, un peu à notre décharge, qu’avec le confinement, le jeu vidéo est le produit culturel numéro 1 en France, devant le cinéma, les séries et la littérature.

GP : Et ça touche toutes les générations. Les personnes de 35-45 ans qui ont connu les débuts, continuent de suivre. Puis tu as les enfants de ces personnes qui découvrent les nouvelles générations. Tu as une large public.

S : Si tu me permets, on peut même parler de PlayStation. Pendant des années, le média au sens large, c’était la vraie guerre des consoles entre Nintendo et Sega. Aujourd’hui c’est plutôt un “matchounet” entre PlayStation, Xbox et Nintendo. On a souvent l’image de Nintendo tournait vers un public familiale. De l’autre côté tu avais Sega qui visait les ados avec des jeux plus nerveux. J’ai connu cette époque avant l’arrivée de PlayStation. Je voyais la presse et les médias qui étaient à leur balbutiement dans le monde, alors je ne te parle pas en France, personne ne croyait à Sony dans l’industrie du jeu vidéo. Sony a déplacé le marché du jeu vidéo. C’est d’ailleurs pour ça que PlayStation est la marque la plus populaire, non pas auprès des enfants, mais aux adultes. Sony avec Playstation a rendu le jeu vidéo adulte. PlayStation a introduit la 3D, le CD, le fait que le marketing se soit lancer autour des artistes. A l’époque, le CD et le mini disk sont des inventions. Ils sont encore populaire pour ça. On dit toujours que Nintendo sont les papys du jeu vidéo, mais à mon sens, PlayStation est le père fondateur de l’ère moderne du jeu vidéo. Ils ont su adresser l’adulte. Ils ont rendu le média populaire. A tel point que des parents et grands parents ne disent pas “tu joues à la console”, ils disent “tu joues à PlayStation”. Même si tu as une manette de Switch entre les mains.

GP : On peut même faire le parallèle avec le lancement des iPhone. On disait tu as un “iPhone” et pas tu as ton téléphone.

S : C’est exactement ça. Je vais égaliser un peu avec Xbox, mais si demain PlayStation lance son “GamePass like”, le mot GamePass va rester. Le mot “play” reste. C’est comme “frigidaire” et “frigo” ou “mouchoir” et “kleenex”. Je suis très heureux et fier d’être reconnu. Je n’ai pas appris l’histoire de PlayStation dans les bouquins ou sur internet. Je l’ai vécu. Cela ne retire en rien aux plus jeunes qui sont arrivés après. J’ai vécu les lancements. J’étais au Virgin Mega Store pour récupérer la PS2. Mon combat, c’est de démocratiser l’image du jeu vidéo. Je suis bien content de voir que c’est un média reconnu.

GP : C’est vrai que quand je t’écoute en live ou en replay, tu transpires la passion pour le jeu vidéo et pour son industrie. Tu sais toujours nuancer tes propos, jamais blanc ou noir et ça c’est top.

S : Merci pour ton message. C’est vraiment cela mon envie avec ma chaîne. Je suis heureux que cela soit un minimum reconnu. C’est pour ça que je continue dans cette fois. J’étais encore en live avec Carole Quintaine pour débriefer sur Ratchet & Clank : Rift Apart. Le média a encore avancé avec ce live.

GP : Je trouve que tu as beaucoup de connaissance autour du jeu vidéo, du média et tu possèdes pas mal de contact professionnel. Tu as travaillé dans ce média ou c’est de la “simple documentation personnelle”.

S : C’est surtout de l’intérêt. Je n’ai jamais travaillé dans le jeu vidéo, dans la création. J’ai jamais été salarié d’une industrie. Au début tu te documentes, ensuite tu fais des rencontres, puis des opportunités. J’ai toujours été intéressé de faire des rencontres, d’acheter des magazines de JV, de prendre des abonnements pour visiter des galeries ou des musées. C’est surtout de la curiosité que j’ai pour ce média. Je ne te cache pas, que l’an passé, il y a une société de jeu vidéo qui m’a proposé un poste de développeur, alors que je n’ai jamais mis les mains dedans. C’est juste incroyable. Je n’ai pas le CV pour, mais a priori j’ai les connaissances, la passion pour. C’est une petite consécration personnelle. Lorsque je suis allé faire “toc toc” aux services médias et influenceurs des sociétés et éditeurs, j’ai été accepté et reconnu, comme le passionné que je suis et l’observateur de ce média. Le plus difficile c’est quand je rentre dans mon rôle de “testeur” ou là, je vais donner un avis, mais un avis qui reste subjectif. Tout avis est subjectif. Quand tu arrives à discuter avec des personnes de l’industrie très clairement, des créateurs ou des développeurs, c’est une sorte de consécration. J’ai appris à les connaître, ils ont appris à me connaître, à me faire confiance.

GP : C’est vraiment inspirant de voir que les éditeurs et constructeurs ont la porte ouverte aux passionnés travailleurs et qui veulent transmettre une passion. J’ai moi même tenté d’entrer en contact avec certains, hâte de pouvoir en dire plus.

S : Oui c’est vrai. Ils sont ouverts. Et encore tu as pris le partie d’être plutôt PlayStation. Par exemple une personne qui a eu un casquette Xbox, maintenant dès qu’il parle on dit qu’il n’est pas forcément objectif, ce qui n’est pas vrai du tout. De mon côté, je suis un peu le “casse couille” des fan boy. J’adore Xbox, j’adore PlayStation, j’adore Nintendo, et le pire, c’est que je joue sur PC. Je sais que cela énerve des personnes.

GP : Oui je comprends, on doit toujours être placé dans une case. Par exemple, je suis passionné PlayStation, pourtant j’ai encore de branché, ma GameCube et ma Switch à côté de ma PS4. Bref… continuons. Est ce que tu peux me dire ta plateforme de gaming favorite, toute confondue.

S : La plateforme sur laquelle je joue le plus, à date, c’est le PC. En terme de préférence c’est pas ma plateforme préférée. Ça serait un mix entre la PlayStation et la Xbox de par les jeux et leurs services. J’en suis arrivé à un point que si tu me demandes de choisir entre PlayStation, Xbox ou Nintendo, c’est comme choisir entre mon père, ma mère et mon frère. On arrivera pas à me faire dire de faire un choix.

GP : Très difficile en effet, mais tu as l’honnêteté de le dire :). Maintenant, le site est orienté PlayStation, alors quelle console choisirais-tu parmi les 5 générations ?

S : Côté Sony, je pense que de très loin c’est la PlayStation 2. Ce n’est pas un hasard car c’est aussi la plateforme la plus vendue. J’ai un affect particulier avec entre autre le lecteur DVD. Une machine en avance sur son temps avec beaucoup de technologie. J’ai beaucoup de souvenirs.

PS2

GP : C’est vrai que la PS2 a eu des très bons jeux et de très bonnes suites à des licences phares. Si maintenant, on doit parler jeu, quel est celui qui t’as le plus marqué et pourquoi ?

S : Ma licence de coeur, je pense que ça va être Final Fantasy. J’ai connu la licence très jeune à l’époque où le studio s’appelait encore Square Soft et non pas Square Enix. J’aime voyager, j’aime explorer, j’aime le côté héroïque fantasy dans le jeu vidéo. FF7, FF8, FF9, vraiment c’est une licence incroyable. Après ça ma licence de coeur numéro 1, mais pas loin il y a The Legend of Zelda en 2 et Resident Evil en 3e.

Final Fantasy VII Remake

GP : De très bonnes licences en effet. Je ne suis pas trop fan de la saga Final Fantasy mais on ne peut pas retirer tout ce qu’il y a autour et tout ce qu’elle apporte au jeu vidéo. Si maintenant, je dois te demander l’inverse. Quel jeu ou type de jeu n’aimes tu pas, ou alors un jeu que tu attendais fortement et qui t’as déçu ?

S : Alors détester non. J’aime toutes les expériences. Ce que j’aime le moins, c’est qui va être les simulations sportives. Avec le temps, j’ai plus de mal avec FIFA par exemple. J’aime la formule 1 mais j’ai du mal avec les Formula 1, ça tourne en rond. Je ne te parle même pas des autres simulations (basket, hockey sur glace, football américain). Cela ne m’attire vraiment pas.

GP : Ok, je comprends. Quel est le dernier jeu auquel tu as joué et qu’en as tu pensé ?

S : Returnal.

GP : Alors qu’en as tu pensé par rapport au débat sur la difficulté ?

S : Je vais donner mon avis sur la chaîne. PlayStation prend ce risque de sortir des jeux différents. Avant toute chose, je pense qu’il faut savoir respecter le choix des développeurs. S’ils pensent que c’est un seul et unique niveau de difficulté, du moment que cela n’exclue pas des joueurs en situations de handicap ou là je parlerais plutôt d’accessibilité, alors il faut le respecter. C’est leur vision. A eux de ne pas s’adapter aux plus grands nombres. C’est comme cela que des studios comme From Software se sont fait un nom. Oui, tu mets de côté quelques personnes qui pourraient aimer leur jeu, mais c’est un choix. Ça a été le choix de PlayStation et Housemarque.

GP : A l’époque, quand on jouait aux premiers jeux sur PS1, il y en avait avec des niveaux, mais il y a des jeux comme Resident Evil d’ailleurs, qui n’avait pas de niveau de difficulté.

S : Non, je te confirme. Enfin oui et non. C’était maquillé. Jouer avec Chris Redfield était le mode “normal” et Jill c’était le mode “facile” car tu avais plus de balles et d’espace de stockage. Pour répondre à ce débat de la manière la plus concise possible, je suis pour le choix des créateurs. Après ils ont le droit d’écouter la communauté. S’ils se rendent compte que ça fait un mega buzz qu’il n’y ait pas ce choix de difficulté, libre à eux et Sony, de choisir.

GP : On retrouve beaucoup de points communs avec Resogun, sorti sur PS4, où il fallait apprendre les pattern des ennemis et des boss.

S : Oui, ils ne sont pas connu pour faire des jeux simples. Si le développeur l’a pensé comme ça, ce n’est pas à lui de s’adapter mais à nous. Cela reste mon avis.

GP : Oui je suis d’avis avec toi. D’ailleurs, je finalise l’aventure d’oddworld Soulstorm, et il n’est pas évident si on veut vraiment le finir à 100%. Il y a quand même un trophée où il faut finir le jeu sans mourir. Pour continuer, peux-tu me parler d’un jeu auquel tu as joué mais qui pourtant n’a pas rencontré le succès qu’il aurait dû avoir ?

S : Nier Automata. Je vais chercher dans les IP récentes. C’est un jeu sorti en 2017, au milieu de Horizon Zero Dawn sur PlayStation et de Zeld Breath of The Wild sur Nintendo Switch. Ce jeu est passé quasi inaperçu. Alors que c’est lore incroyable, un jeu à gameplay que j’adore. J’espère qu’avec Nier Replicant, cela va redonner une hype au jeu qui le mérite. Je suis très content d’ailleurs qu’il soit proposé sur le Xbox Game Pass, console et PC.

GP : En effet, ce jeu est passé entre deux mastodontes. J’espère qu’il retrouvera un peu d’aura. Comme je te l’expliquais, sur le site il n’y a pas de dénigrement de Xbox ou Nintendo. J’aimerais avoir ton avis sur ces guéguerres entre fanboy. Tu as subi cela ?

S : Des problèmes non. Cela peut paraître paradoxal mais j’aime le débat. Je suis assez adulte pour comprendre que Twitter, tu ne peux pas débattre. Déjà par la limitation aux nombres de caractères et que la “populace”, terme que j’utilise exprès, ce sont des personnes qui ont des oeillères. Je ne rentre pas dans ces débats là et je n’en crée pas non plus. On ne me verra jamais créer ou participer à un drama. Jamais. Les réseaux sociaux sont devenus un outil de communication pour ma chaîne, pour 2-3 petits posts pour les followers. Les réseaux sociaux sont relativement toxiques. Maintenant, sur la guéguerre, ce que j’en pense, c’est que tant qu’il y aura de la frustration et ces oeillères collées sur les yeux de fanboy, ça va être très dur. Je te donne deux exemples, faire partie de la communauté Xbox et se refuser d’acheter une PS5, pour moi c’est prouver que tu n’aimes pas le jeu vidéo, et vice versa avec les autres. Je trouve cela dommage et comme je disais au début, je ne peux pas vivre sans Switch, sans PS5 et sans Xbox Series X. Pourquoi ? J’aurais l’impression qu’il manque un élément dans les expériences. Je ne veux pas passer à côté des expériences. Je fuis ces dramas. Autre exemple, sur la conférence avec Ratchet & Clank, tu vois la communauté des personnes dire simplement “c’est de la merde, c’est pour les enfants”. C’est de la mauvaise foi. De même qu’un pro Sony, qui va dire que le GamePass c’est de la merde, c’est aussi de la mauvaise foi. Au bout d’un moment quand j’aime profondément ce média, “j’emmerde” ces observateurs qui se disent fanboy de telle ou telle marque. Ce sont des personnes qui sont unijambiste. PlayStation et Xbox sont les deux jambes et Nintendo est un peu la 3e jambe. Les consoliers vont nous donner des raisons, non pas de se faire la guerre, mais d’avoir les deux. Les marques n’apprécient pas d’avoir ces fanboy et fangirl aggressifs.

GP : Il me semble qu’il y avait même un communiqué de la part de Xbox pour calmer la communauté virulente.

S : Exactement oui. Récemment, lancement de la PlayStation 5 dans le monde, tu as un tweet de Xbox Monde, avec “Welcome to the Next Gen”. C’est ça qui est beau. C’est ça que veulent montrer les marques. Certes il y a des enjeux, c’est du business.

Les 3 CEO sur scène

GP : Le but c’est d’avoir une concurrence saine. Le premier va forcer les suivants à s’améliorer.

S : A force de critiquer on n’avance pas. Crois moi que quelque chose qui est très bon chez PlayStation va être observé et décortiqué par Xbox, et vice versa. La concurrence doit en effet rester saine. Restez sain entre vous. Si vous pensez que le gamepass est une “chiotte”, ne saluez pas l’arrivée de PlayStation quand ils vont faire la même chose. Un Rachet & Clank qui fait avancer les choses, dans les mécaniques de gameplay, dans l’utilisation du SSD pour réduire les temps de chargement, c’est incroyable, on l’aura peut être ailleurs grâce à ça. Une marque que vous ne portez pas dans votre coeur, va faire avancer votre marque. Dernier exemple en date, Xbox a sondé sa communauté pour avoir un avis sur la DualSense. Ça c’est un move respectable. Il faut s’en inspirer. Avant d’aller critiquer, observez et regardez ce que va faire votre marque lorsqu’elle décrypte ce que fait l’autre marque, car votre marque en sortira grandit.

GP : Le message sera passé. Si des personnes souhaitent participer à tes émissions, comment peuvent-elles faire ?

S : Le plus simple, c’est le mail. Je vais prendre le temps de voir pour répondre. C’est le même mail qui me permet de contacter les éditeurs ou les personnes de l’industrie. Je centralise tout. Je consulte régulièrement. Me faire un mail avec une petite présentation succinte, avec son discord, qui est un serveur très cool. Je vais communiquer dessus et je vais participer avec les personnes sur le serveur. J’y balance mes infos, mes tweets avant même qu’ils soient postés. Si on s’intéresse à ma chaîne pour y participer, il faudra passer par le mail. Il faut communiquer ensuite.

GP : Tout le monde peut participer ?

S : Oui bien-sûr. Femme ou homme. Quand tu vois que 51% des joueurs sont des gameuses. Où sont elles ? Je suis content de voir que certaines viennent et avec lesquelles je peux faire des débats ou des tests. J’ai co-testé avec Mimi-Peps, It Takes Two. Ce qui m’intéresse c’est la passion que vous voulez transmettre et les arguments que vous avez à mettre en avant car c’est lorsque l’on est pas d’accord que cela devient intéressant. Il faut m’expliquer dans le mail la raison de vouloir participer. C’est moi même ensuite qui vais inviter la personne à intervenir sur la chaîne.

GP : Ok c’est noté. Avis aux lecteurs qui ont envie de participer aux émissions de SebSSol. Est ce que tu as des projets que tu aimerais mettre en avant ici ?

S : Alors, oui mais qui n’ont rien à voir avec le jeu vidéo. J’ai une 2e passion, c’est la musique. Je suis guitariste depuis que j’ai 16 ans. Je suis en train de recréer mon ancien groupe. On faisait pas mal de pop-rock ,métal et autres. J’aimerais faire un inside musical sur ma chaîne. Cela rien à voir avec le jeu vidéo mais c’est ma passion également. Sinon oui j’ai des projets que je prépare mais je préfère pour le moment, taire les “World Premiere”. Il y a pas mal de choses qui arrivent sur la chaîne. Je suis parti à des débriefs 48h plus tard de trailer, à des suivis de conférences. Je suis maintenant à des débats thématisés et à des tests de jeux. Il y a de plus en plus d’interviews qui arrivent sur la chaîne. Je veux construire une ligne éditoriale qui soit claire et compatible avec ce que je fais. Le but c’est aussi que je me fasse plaisir. C’est le plus important.

GP : Je te rejoins la dessus. Faire quelque chose ou jouer à quelque chose sans passion, ça se ressent. Tu vas dégrader le rendu pour tes internautes et le ressentir. Il faut que les deux prennent plaisir.

S : C’est exactement ça.

GP : Si tu as des personnes qui te sollicitent pour avoir des conseils pour se lancer sur Youtube ou Twitch.

S : Alors, d’abord il faut faire si vous avez la volonté de prendre du plaisir. J’avais envie de passer devant la caméra car j’avais un message à faire passer. Je voulais partager quelque chose. Youtube et Twitch c’est montrer quelque chose, c’est montrer ce que l’on aime. De plus, il faut rester soi même. On en est à point où tout existe déjà, même au fin fond de la plateforme. Garder sa personnalité. Tu as le droit de t’inspirer, mais surtout pas copier. Tu as le droit de tenter et de faire des erreurs. Si tu te montres c’est que tu as envie qu’on te voit. C’est limite égoïste. Les personnes ne veulent pas regarder un clone de quelqu’un d’autre. Par contre, si tu as une vraie personnalité, si tu ne deviens pas le Wish de quelqu’un, comme je peux le faire. 3e conseil, prendre de la mesure. Si on veut faire Youtube son boulot, il n’y a pas de revenu immédiat, on ne lâche pas son boulot. Même si on a des vues et des abonnés, il faut faire attention. C’est difficile de percer. Il faut faire une ambition mais il faut qu’elle soit mesurer, pour ne pas être déçu ou se décourager.

GP : Merci pour ces réponses et pour ton temps. C’est un honneur pour moi d’avoir eu la possibilité d’échanger avec toi et discuter sans filtre.

Pour retrouver SebSSol, 3 possibilités :

Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCOIdzmO8FB-4Mkd7axLs55Q

Twitch : https://www.twitch.tv/sebssollive

Twitter : https://twitter.com/SebSSol

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