Landroch
Interview

Une rencontre poupoune avec Landroch

Tout d’abord je tiens à remercier mon poto Landroch qui a pris du temps sur son temps professionnel pour répondre à mes questions. Un vrai plaisir ce partage. Je vous souhaite une bonne lecture.

Landroch

GP : Bonjour Landroch. Est-ce que tu peux te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas et ce que tu fais dans la vie en dehors de Youtube ?

L : Moi c’est Landroch, dixit Anthony. J’ai 40 ans, papa et marié depuis 14 ans. Je suis à mon compte en tant que cuisiniste. Je fais des cuisines de A à Z. Je fonctionne comme un petit architecte. Je travaille avec des petits showrooms. Comme pour Youtube, j’aime travailler en proximité avec les personnes, sans se prendre la tête. Cel fait 10 ans maintenant que j’ai repris l’activité. C’est mon oncle qui l’avait créée il y a 21 ans. L’activité tourne bien.

GP : C’est une bonne nouvelle, avec la période que l’on a traversé. Au moins tu n’es pas impacté.

L : Oui, je ne chôme pas. Les gens ne sont pas partis en vacances, ils veulent tous refaire leur cuisine.

GP : Tu disais au départ ton pseudo « Landroch ». Pourquoi ce pseudo ?

FC Nantes : il y a 15 ans, Mickaël Landreau quittait son club de coeur
Source : Tribune Nantaise

L : Cela remonte à mes 15 ans. Cela vient du sport. A l’époque, avec les potes, on avait décidé de faire un flocage sur des T-shirts. Seulement voilà, il y avait un certain de lettre possible. Malheureusement, pas de place pour le « E » et donc nous sommes restés sur « Landroch ». Attention, on ne dit pas « Landrock » mais bien « Landroch ». Je suis de la région nantaise et ça remonte à l’époque où Mickael Landreau était dans les buts à Nantes. Quand je jouais au foot, j’étais gardien de but. Le hasard a fait que j’ai fait la même boulette que Landreau avec l’équipe de Nantes sur le même week-end, une belle claquette dans son but sous la barre. Du coup un de mes potes m’a dit tu as fait une « landroch », et c’est resté. Mes potes de l’époque sont toujours mes potes d’aujourd’hui. D’ailleurs ce qui est drôle c’est que des personnes qui intègrent le groupe de potes ne me connaissent que sous le nom « landroch ».

GP : Un pseudo universel qu’on peut ré-utiliser partout sans souci. Toi qui a 40 ans donc, tu as dû voir passer pas mal de génération de consoles. D’où te vient cette passion du jeu vidéo ?

L : En fait pas tant que ça. Pour fait un petit historique rapide, ma première console est une gameboy que mes parents m’ont fait offert à sa sortie en 1991. Chez nous les consoles, c’était un peu le truc à ne pas mettre sur la télé car ça abîmait les télés. Je suis resté un moment sur la gameboy. J’ai tout poncé sur la console. A l’adolescence, j’ai eu ma petite TV dans la chambre où j’ai pu jouer à la NES. Après la NES est arrivé la PS1 qui a été mon véritable coup de cœur dans le jeu vidéo. Dans mes souvenirs c’est FFVII, c’est Metal Gear, c’est toutes les licences qui ont de la résonnance chez tous les gamers. De plus, tu passes de la 2D à la 3D avec des cinématiques, tu en prenais plein la vue. Ensuite j’ai un peu délaissé les jeux vidéo. Le sport, les potes, les soirées, tu grandis et tu penses à d’autres choses. J’ai rencontré une compagne qui n’était pas du tout jeu vidéo et donc ça m’a bien éloigné de tout ça. J’ai quasiment zappé toute la génération PS2. Pour moi la PS2 se résumé à PES. JE bossais en galerie marchande, à la pause on allait au micromania du coin et il y avait la démo de PES. On sortait les manettes et on enchaînait les parties. Je suis revenu dans le « game » à la fin de la génération PS3 avec la sortie de The Last Of Us. Quand je reviens là dedans, je tombe amoureux du jeu vidéo et de ce qu’il était devenu avec son côté jeu solo narratif cinématographique, comme dirait Nymeko. C’est à partir de là que j’ai pris ma claque. Paradoxalement, je ne connais la Xbox que depuis 3 ans et la sortie de la Xbox One X qui a été ma première Xbox. Là aussi il y a des pépites : Alan Wake, Quantum Break

Il y a du lourd aussi chez eux.

Après la vraie passion du jeu vidéo, c’est ce que j’appelle le « Big Bang CAROJU ». J’ai commencé à suivre Julien Chièze sur Gameblog où il commençait quelques lives. Le premier E3 est l’élément déclencheur. On a fait la connaissance de SebSSol, de Raphael Farmer, de Merouan du Coin des joueurs et de toute la bande qui a pu passer autour (TheSharePlayers, Nymeko…).  C’est un pur plaisir de suivre une communauté qui parle de jeu vidéo 24h/24. Toute la journée, tu échanges, tu partages. Toute l’histoire autour d’Abandoned, si tu n’as pas les réseaux sociaux, ça ne marche pas ce truc.

Donc, voilà pour résumer. Aujourd’hui je suis quasiment passé par toutes les consoles. Je suis un vrai passionné. Mes sous, je les mets dans les consoles, pas dans les fringues. Je reste cependant attaché à PlayStation. Dans la « Geek Room », tu as la PS1, la PS2, la PS3, la PS4 et maintenant la PS5. Il y a de la place pour les autres consoles (NES, Switch…).

GP : Qu’est ce qui t’as donné envie de te lancer sur Youtube ?

L : C’est de la faute à Seb (SebSSol). Pendant le premier confinement, on se faisait « chier » et Seb envoie un message sur le Discord pour dire qu’il reste une place pour son tout premier débat « 30 vs 60 FPS ».

landroch
https://www.youtube.com/watch?v=15H4K_9PsAA&ab_channel=SebSSolLIVE

Je n’y connais pas forcément grand-chose mais je parle et je ne mets pas la pression. Et puis la soirée se passe très bien et avec Seb on se lie d’amitié. J’aime la forme « débat » qu’il a créé. J’essaye de suivre régulièrement mais c’est parfois difficile, sur un téléphone pour écouter en même que de faire autre chose. Je discutais avec Seb d’une idée que j’avais. Il m’a simplement répondu « Mais vas-y lance toi ». Cela a été le déclic. C’est un engrenage qui se met en place après ce passage. Eli m’a également invité dans une émission. Bref, pour finir je me dis, finalement je joue au jeu vidéo, pourquoi ne pas le diffuser en même temps, cela ne change rien à la chose. Je suis un peu pointilleux, j’avais besoin d’être au carré sur toute la partie technique. J’ai appris à faire de la capture, à faire de la diffusion, à utiliser les fonds vert… L’impression de retourner à l’école. Le principe de ma chaîne, c’est se faire plaisir. Si ça prend, c’est top, si ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave. Un de mes formats de la chaîne qui s’appelle « Découverte Poupoune » a pour origine le « Level One » de l’époque présenté par Marcus. L’objectif est de présenter le premier niveau pour donner envie aux joueurs. Le 2e format que je lancerai est le 60 min chrono qui est une sorte de débat présidentiel ou chacun à 30 min pour exposer son point de vue sur un sujet défini. Une question, une réponse. On va se marrer car certains, être synthétique c’est dans les vêtements mais pas dans la bouche.

GP : Seb c’est ton « parrain ». Tu as déjà pu le rencontrer ?

L : On s’est vraiment lié d’amitié. J’aime beaucoup les gens vrais et authentiques. Je ne tourne pas autour du pot, je dis ce que je pense et Seb est un peu dans la même veine. J’ai proposé mes services. On s’appelle parfois. Lors du reveal de Sea of Thieves, il m’a envoyé un message pour me prévenir qu’il allait jouer au jeu le même jour que ma vidéo. J’appelle cela le respect. La commu que j’ai, c’est la commu de Seb. Je me suis calé juste avant lui. Humainement c’est quelqu’un de super (pas pour lui faire de la lèche). J’ai beaucoup de respect pour ces créateurs de contenus dont ce n’est pas leur métier. Ces personnes bossent, ont leurs galères quotidiennes, mais sont présentes. Seb est là tous les dimanches avec la patate à nous parler et à échanger. Ce que j’aime également c’est que derrière chaque pseudo, il y a une personne. Il n’y a pas de barrière entre nous, « toi tu fais ci, toi tu fais ça… ». On partage la même passion. Le plus important, c’est l’humain, au-delà du virtuel.

GP : Qu’est-ce que tu préfères dans le monde du JV : « le marketing, la presse, le développement » ?

L : C’est un peu le tout. A la base, ce que j’appréciais, c’était l’E3, le gros salon de jeux vidéo avec des show énormes. J’aime tout ce qui entoure le jeu vidéo, un peu comme le cinéma. Le jeu vidéo est certes un art, mais pour moi c’est le côté divertissement qui est important. La comm avec des orchestres symphoniques ou une conf avec l’arrivée de Keanu Reeves sur scène, c’est ce que j’aime dans le JV. Enfin, l’aspect communautaire, je l’ai découverte avec le CaroJu puis Seb et c’est important quand tu veux faire des jeux à plusieurs type Sea of Thieves ou Apex Legends.

GP : Quelle serait ta plateforme de gaming préférée, toutes confondues ?

L : La PS1 sans hésitation. On passe sur la 3D. C’est la plateforme qui nous en a mis plein les yeux au fur et à mesure des sorties. FFVII, Legend of Dragoon, Gran Turismo, Metal Gear…

Playstation Classic

C’était le début de la liberté dans le jeu vidéo. Sony a démocratisé le format CD et la 3D. Tu commençais à entrer dans les films. Les autres consoles n’ont été que la continuité du produit de base pour arriver aujourd’hui au photo-réalisme. Les prémices, c’est la PS1.

GP : Du coup c’est ta console Sony préférée ?

L : Oui mais je n’y joue pas. La nostalgie, ça va 5 minutes. Je joue essentiellement à la PS5 mais qui se fait talonner par le Game Pass de Xbox. C’est comme ça que j’ai connu Fable qui est une pépite. Pour moi, pas de concurrence. Je joue à la Switch sur certains jeux (Mario, Xenoblade…). Pour l’expérience de jeux exclus, Sony reste maître. En revanche, pour l’expérience de toutes les licences des jeux tiers, je glisse lentement vers Xbox. Mon cœur reste bleu, mais mes pieds commencent à être vert.

GP : Maintenant que tu commences à être un peu exposé via tes vidéos, tes interventions chez l’un et l’autre ou ta présence sur les réseaux, est ce que tu as déjà subi ou ressenti cette fameuse gué-guerre des consoles ?

Guerre de consoles

L : Oui par la force des choses, tu la retrouves. Pourtant moi, je suis un peu la Suisse. J’ai tous les écosystèmes. Je prends mon pied sur les trois. Quand on s’oriente dans un débat, tu as toujours une personne qui va te viser avec des critiques. Dernièrement, il y a eu un commentaire du style, ça serait bien que Seb invite un pro Xbox pour défendre un peu plus la marque Xbox car j’ai eu le malheur de dire que Xbox n’a rien montré. Sinon, moi je n’en pense rien. C’est un peu comme le foot, il y a des fanatiques qui sont extrêmes. Un débat c’est parler avec des gens qui s’écoutent et répondent aux propos de l’un et l’autre. Ça reste du jeu vidéo les gars. Quand je vois que déjà ce genre de personnes débarquer sur des lives à 100 ou 200 personnes, je n’ose pas imaginer le torrent de haine sur Julien et Carole.

GP : On arrive dans les dernières questions. Est-ce que tu pourrais me citer un jeu ou une licence qui t’as marqué ?

L : J’ai le droit à 2 ?

GP : Oui 

L : Pour moi c’est Uncharted et The Last of Us. Uncharted, j’ai l’impression d’être comme pour Star Wars. A chaque sortie, tu as ta suite avec Nathan Drake. The Last of Us est un des seuls jeux où j’ai pris une claque niveau émotion. Tu ne peux pas être insensible. C’est comme au cinéma. Pour moi un bon film, c’est que quand tu sors, tu ressens quelque chose (la boule au ventre, tu n’es pas bien, content, joyeux, en colère). Uncharted c’est le premier jeu qui m’a fait découvrir ce côté cinématographique. Même ma fille s’est prise au jeu de suivre l’histoire d’Ellie et Joël à côté de moi.

GP : Et à l’inverse ? Un jeu où tu avais une attente énorme mais tu as été méga déçu ?

L : Ma vraie grosse déception ce sont tous les jeux en « Game as Service », type Marvel et compagnie. Je n’en peux plus. Sois tu fais un vrai jeu avec du solo, sois tu fais un jeu Game as Service. Marvel Avengers est ma plus grosse déception. Ils mélangent un solo raté avec l’achat de skin inutile pour gagner encore plus d’argent… Quand tu vois Sony où ils ont amené Spider-Man, ça me fait pleurer.

GP : En plus, les visages n’étaient pas vraiment respectés. C’est un peu perturbant.

L : Oui et non. On se doutait bien qu’ils n’allaient pas se payer Scarlett Johannsson et compagnie. Néanmoins, au niveau du doublage, ils auraient pu faire autre chose. Par exemple, dans Batman de Remedy, ils ont repris le doublage des Batman du dessin animé de France 3.

Tu as une attache, un rapport. Sur Marvel Avengers, rien du tout. Mais cela s’arrêtait au doublage de voix et au physique, ça aurait été bien. Le jeu est un naufrage économique.

GP : Quel jeu est le plus sous-côté selon toi ?

L : The Order 1886 sur PS4. Le jeu s’est fait allumer à l’époque et je n’ai pas compris. Le jeu faisait 7-8h mais il était bien rythmé. Un jeu peut faire 7h ou 40h, du moment il y a du rythme c’est le principal. Un jeu qui fait 100h mais tu te fais chier, c’est nul.

J’en ai un autre également, je suis sûr qu’on ne t’en a pas parlé c’est Xenoblade Chronicles 2 sur Switch. C’est le meilleur JRPG de ces 20 dernières années. Il est passé à la trappe. C’est fou comme les influenceurs et la presse peuvent orienter les consommateurs sur certains médias.

GP : Quels sont tes projets qui arrivent maintenant ?

L : Aucun. Je fais au feeling. C’est de l’instant présent. Avec cette pandémie, on est déjà bien heureux de faire des projets dans ta vie perso et pro. Sur Youtube, je profite au jour le jour. Cela dure le temps que cela doit durer. Ce que je veux, c’est m’attacher à ce que je fais. Continuer les découvertes poupoune et d’améliorer les choses. Continuer les débats avec Seb. Continuer à rencontrer des gens et à se faire plaisir.

GP : Est-ce que tu as d’autres passions en dehors du JV ?

L : La bouffe, mais ce n’est pas une surprise. J’adore aller au restau. Sinon, le sport. Je suis un éducateur sportif à la base (foot, basket, sport mécanique…). Je m’intéresse à tout cela. Et enfin, le cinéma.

GP : Pour la dernière question, quels seraient les conseils que tu donnerais à une personne qui veut se lancer ?

L : D’être soi-même. C’est ce qui te permettra de durer et de prendre du plaisir. Durer comme fait Seb ou d’autres, c’est très compliqué. Il faut quelque chose que tu aimes. Il ne faut également pas oublier que cela reste de la passion. On ne gagne pas sa vie avec Youtube. Il faut que cela te ressemble. Il faut trouver un ton propre à ta chaîne. Il faut trouver son identité.

Merci Landroch pour cette bonne conversation. J’ai passé un bon moment à discuter avec toi. J’ai hâte de pouvoir échanger à nouveau. Si vous souhaitez suivre l’ami Landroch, voici ses réseaux :

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